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Gaëtan BAZIRE
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Élu de Louviers en charge des personnes en situation

de handicap, membre du C.C.A.S, du S.I.C.L.E,

du Conseil des aînés, du Conseil de la vie sociale, ...

 

Twitter :  

@GaetanBazire

@UnioncitoyenneL

Facebook : 

Union citoyenne de Louviers

Louviers Alternative

Instagram : 

bazireofficiel

 

 

22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:42

Canton de Louviers :

UMP/UDI/MODEM 30.12% (ballottage)

FN 30.03% (ballottage)

PS/PRG 25.21%

EELV 8.28%

 

FG/PCF 6.36%

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 14:52
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 08:57
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 13:44

"Pas surpris" par la récession, François Bayrou a appelé d'urgence à l'unité nationale pour réformer "le droit et le temps du travail" et soutenir "les chercheurs et les innovateurs", dans la matinale de BFM TV.

Jean-Jacques Bourdin - Commençons par ces mauvais chiffres qui nous sont parvenus. -0,2% de PIB sur le premier trimestre, la France est en récession. J'imagine que vous n'êtes pas surpris. Avec un pouvoir d'achat qui a baissé de 0,9% en 2012. Qu'est-ce que ça veut dire, la récession ? Ca veut dire du chômage qui va augmenter. Vous n'êtes pas surpris ?

François Bayrou - Je ne suis pas surpris, hélas. Mais si on ouvre les yeux, la récession est partout autour de nous.

Elle est partout en Europe pratiquement.

Partout en Europe mais surtout partout autour de nous. La récession est dans toutes les familles. Vous avez vu l'annonce que le pouvoir d'achat de chaque famille a baissé de près de 1% depuis 2012, ce n'est pas étonnant. Nous ne produisons plus, et le nombre des familles, des foyers, augmente. Parce qu'il y a des séparations, des jeunes qui s'installent. Le nombre de foyers augmente à peu près de 1% tous les ans et nous ne produisons plus. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait moins à se partager et que donc que le pouvoir d'achat, ce qui reste pour consommer, acheter, investir, pour chaque famille - et c'est d'ailleurs assez vrai pour les entreprises aussi - soit en chute libre.

Vous ne cessez de répéter "les événements me donnent raison" : sur la dette, sur la moralisation de la vie politique, et sur d'autres sujets encore.

Remarquons ensemble que ce n'est pas moi qui le dis, c'est vous. J'en prends acte.

Je vous cite, vous dites "les événements me donnent raison".

Nous voyons ça autour de nous.

Et vous dites que vous proposez un gouvernement d'unité nationale. Je dis bien d'unité nationale parce que si l'on parlait d'union nationale, on engloberait Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Voilà.

Vous n'en voulez pas ?

Nous n'allons pas mettre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon dans le même gouvernement, parce que vous voyez bien que cela aurait une signification un peu baroque, un peu bizarroïde.

Ils représentent plus de 30% quand même.

Et il est scandaleux qu'ils ne soient pas, comme nous ne sommes pas, nous le centre indépendant, représentés à l'Assemblée Nationale. Ensemble, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et nous, cela fait près de 45% des voix en intention de vote. Zéro représentation ou presque à l'Assemblée Nationale. C'est donc un scandale démocratique et je ferme la parenthèse sur le sujet. Qu'est-ce que j'ai en tête ? Une chose très simple. La situation du pays exige que nous reconstruisions et que nous ne reconstruisions pas seulement à la surface en prenant des décisions, des mesures, comme on dit "des petites choses" qui peut-être sont utiles mais qui, vous le voyez bien, ne correspondent pas à la gravité de la situation.

La boîte à outils ne suffit pas ?

La boîte à outils ne suffit pas, les outils sont légers par rapport aux problèmes. D'ailleurs, l'expression même de "boîte à outils" laisserait croire que nous avons un pays qui, après tout, est organisé comme il faut dans ses grandes lignes et que, au bout du compte, il suffirait de serrer une vis là et de dévisser ailleurs pour que ça aille mieux. Ce n'est pas vrai. Nous avons besoin d'une reconstruction massive des grands piliers qui font la France et qui ne marchent pas ou qui n'ont pas aujourd'hui la résistance nécessaire. Nous avons besoin de reconstruire l'État, nous avons un État qui ne marche pas, qui est devenu inefficace, qui se bloque, qui gaspille. Nous avons besoin de faire la réforme des retraites...

Nous allons y revenir.

Cela va être un très grand sujet.

Que même l'Europe exige.

Je vais vous dire une phrase après sur ce sujet. Mais vous voyez bien que nous avons besoin de sortir du labyrinthe des collectivités locales dans lesquelles on épuise les énergies et l'argent public dans un dédale dans lequel on ne se reconnaît pas, et on n'en prend pas le chemin. Bref, nous avons besoin d'une politique de reconstruction nationale. Cette politique de reconstruction nationale ne pourra pas être conduite par la majorité minuscule que nous avons aujourd'hui puisqu'il n'y a plus que 25% des Français qui la soutiennent.

Elle ne pourra pas être conduite par le Premier ministre actuel, disons clairement les choses, Jean-Marc Ayrault ?

Ce n'est pas une question de personnalités, c'est une question de structure politique. Le PS tout seul, qui est en contradiction avec la politique qu'il faut suivre, nous le verrons encore demain au moment de la conférence de presse de François Hollande j'imagine, n'y suffira pas. Lorsqu'un pays est dans une si profonde difficulté, qu'il faut conduire une reconstruction aussi impérative, on a besoin d'un soutien large. Je n'ai jamais dit autre chose. Ce que j'appelle unité nationale, c'est l'idée que les grandes forces politiques, en demeurant ce qu'elles sont, disent "après tout, nous pouvons nous mettre d'accord sur les quatre ou cinq grandes réformes indispensables".

Nous allons revenir à ces quatre ou cinq grandes réformes indispensables. Donc, ce matin sur RMC et BFMTV, vous dites : "Il faut un gouvernement d'unité nationale et..."

Pour conduire une politique de reconstruction. Ne mettez pas la charrue avant les boeufs.

Non, mais je mets la politique et vos propositions devant, et derrière il faut bien quelqu'un qui conduise les boeufs.

Et les boeufs sont nombreux...

Les Français ne sont pas des veaux et ne sont pas des boeufs non plus.

J'espère que non, et ça se voit tous les jours.

Donc, il faut quelqu'un pour les conduire, pour conduire une nouvelle politique. Si François Hollande vous propose d'être Premier ministre, est-ce que vous acceptez ?

Ce n'est sûrement pas dans son esprit et ce n'est pas dans le mien.

Ne jouez pas les faux modestes.

Je ne joue pas les faux modestes, vous ne m'accuserez pas sur ce sujet. Écoutez-moi bien, il faut un changement profond dans les esprits. Ce changement est, je crois, commencé, initié. Je vois des déclarations ici ou là qui vont dans le sens de ce que je crois nécessaire pour le pays. François Fillon l'autre jour a dit quelque chose de cet ordre, Borloo également. Des gens qui, jusqu'à maintenant, étaient seulement dans une attitude d'opposition et qui ressentent le besoin de passer d'une attitude d'opposition systématique du "tout contre" à une attitude de responsabilité.

Cela veut dire quoi ? Que vous pourriez travailler avec François Fillon ?

Sans aucun doute.

Que vous pourriez travailler avec Jean-Louis Borloo ?

Normalement oui.

Et que vous pourriez travailler avec Louis Gallois, Anne Lauvergeon, Pascal Lamy ? Ce sont des noms qui sont cités pour un gouvernement d'unité nationale.

Ce jour-là, la France aura fait un pas important en avant. Si la politique est clairement fixée ! Je répète, pour ceux qui nous entendent, que nous ne sommes pas en train de faire, nous et moi, une espèce de café du commerce politicien...

Non, non, non !

Non, nous sommes en train de dire que reconstruire impose des décisions fortes, claires. Cela impose de résister à des démagogies et même peut-être à de l'impopularité. Cela ne pourra se faire que si l'on élargit la base de cette majorité possible, si l'on élargit en tout cas la base du soutien dans le pays et que l'on admette que l'on a vraiment fait beaucoup de bêtises - je pourrais employer d'autres mots - depuis des années, parce qu'il y a douze ou quinze ans que nous dévalons cette pente.

Est-ce que vous seriez prêt à conduire ce changement ?

L'idée qu'un responsable politique vienne devant votre micro et dise "Mesdames et messieurs, c'est moi qui vais le faire", c'est une idée ridicule.

Pourquoi pas ? "C'est moi qui ai trouvé l'idée, c'est moi qui défends les idées, et c'est moi qui ai cette volonté !" Pourquoi ne pas le dire ?

Il est bien que vous militiez sur ce sujet.

Je ne milite pas pour vous.

Arrêtons-nous sur ce point et laissez-moi répondre en deux phrases. J'ai toujours pris mes responsabilités.

Justement !

Ces responsabilités, je ne les éluderai pas. Mais la fixation de la politique, la définition de la politique à conduire, n'est pas faite. Les évolutions et les changements dans la majorité actuelle ne sont pas faits. Le murissement n'est pas fait. Il se fera. Je n'ai aucun doute que les événements et les chiffres que nous avons ce matin le montrent à l'évidence. Nous allons devoir porter une politique différente.

J'ai une dernière question : si le Président de la République vous propose d'être Premier ministre, est-ce que vous dites non ?

Vous voyez bien que nous ne sommes pas du tout dans cette phase politique. Je ne me donnerai pas le ridicule devant vous de répondre à cette question.

On a beaucoup parlé de remaniement ces derniers jours : il faut resserrer les équipes, il faut un patron à Bercy. J'entends Laurent Fabius, Ségolène Royal qui était là à votre place hier. Vous êtes d'accord, il faut resserrer les équipes ?

Le remaniement est inéluctable. Je crois l'avoir déjà dit à votre micro, j'ai employé cet adjectif. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas conduire un pays dans la situation si difficile dans laquelle il se trouve avec un gouvernement de quarante personnes qui fasse que vous êtes obligé de conduire un attelage impossible où chacun tire de son côté à droite et à gauche, et en plus avec des mésententes à l'intérieur. C'est un gouvernement trop nombreux, pléthorique, donc inefficace et au passage trop cher. Donc il faudra une reconfiguration de l'équipe, disons-le comme cela. Le summum du summum c'est Bercy, évidemment. Si vous avez pour conduire la politique économique de la France sept ministres, qui en plus ne s'entendent pas, sont en rivalité interne, vous voyez bien que vous êtes dans une difficulté profonde.

Il faut un patron à Bercy.

Il faudra clarifier, reconfigurer le gouvernement et clarifier la politique économique pour que, à Bercy, il y ait une unité de commandement.

Bien. Les quatre ou cinq grandes réformes, François Bayrou, lesquelles ?

Premièrement, il faut une réforme qui fasse que l'entreprise et notamment la petite et moyenne entreprise, se sente dans notre pays soutenue et aidée. Par exemple, que nous ayons une réforme du droit du travail. Sans doute, que nous ayons une réforme du temps de travail. C'est-à-dire tout ce qui peut soutenir ceux qui sont en première ligne, dans la guerre de tranchées, ceux qui signent les contrats de travail. Ce sont les artisans, les commerçants, les entrepreneurs, ce sont d'une certaine manière les chercheurs, les innovateurs. Tout ceux qui font qu'un jour le pays se portera mieux. Ceux-là ont besoin d'avoir la certitude que nous formons un pays qui les aide, et même peut-être qui les aime, et un pays qui les soutient dans le long terme. Vous voyez l'immense travail qu'il y a à faire de simplification et de clarification. Deuxièmement, nous avons deux ou trois très grands sujets, les retraites en sont un.

Parlons-en. La réforme des retraites que l'Europe demande.

Je vous réponds sur ce membre de phrase. Tout le monde parle "Europe" en disant "L'Europe nous demande de", "exige de" ou bien "relâche un peu"...

C'est faux ?

C'est entièrement faux, ou plus exactement il est entièrement mal pensé de dire cela. Les changements que nous avons à apporter, la reconstruction que nous avons à conduire, ce n'est pas pour l'Europe qu'il faut que nous le fassions. A la limite, si nous nous portions bien, et si l'Europe autour de nous avait des difficultés, au fond notre inquiétude serait limitée.

Mais on va quémander à Bruxelles le report du déficit à 3% en 2015, on a demandé un délai de deux ans supplémentaires. En contrepartie, l'Europe a des exigences, cela paraît normal, non ?

L'exigence principale ne doit pas être l'exigence de l'Europe, ce doit être l'exigence des Français sur la France. C'est chez nous que sont les difficultés. Ce n'est pas la faute de l'Europe si nous n'arrivons pas à apprendre à lire et à compter aux écoliers français. Il y a une étude qui est sortie cette semaine, nous sommes catastrophiques sur des opérations arithmétiques simples. Vous croyez qu'un pays qui n'arrive pas à apprendre à écrire et à compter à ses enfants est un pays qui peut s'en sortir dans la compétition dans laquelle nous sommes ? Enfonçons-nous cela dans le crâne. Si l'on ne retient qu'une seule phrase de ce que je dis ce matin avec vous, c'est celle-ci : les problèmes ne sont pas les problèmes que l'Europe nous pose, les problèmes sont les problèmes qui sont chez nous. La mauvaise organisation du pays, l'insuffisance de notre organisation publique et sociale, l'incapacité dans laquelle nous sommes de retrouver ce qui a fait la force de la France, c'est-à-dire la production, tout cela ce sont des problèmes qui sont chez nous, dans le cadre national français. C'est en France qu'il faut que nous fassions les changements nécessaires.

Je voudrais revenir sur la réforme des retraites. Il y a plusieurs solutions : allongement de la durée de cotisation âge légal du départ à la retraite retardé, augmentation des cotisations pour les salariés et pour l'entreprise, et réduction des pensions.

Il y a une solution qui est la solution majeure, qui s'imposera et que je défends à votre micro depuis dix ans, qui est ce que l'on appelle la retraite par points. C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir un âge unique de départ à la retraite, chacun des travailleurs ou des salariés français se constitue au cours de sa vie un compte où l'on prend en compte la difficulté du travail, parce qu'il y a des travaux pénibles et d'autres qui le moins, où l'on prend en compte peut-être la maternité etc. Un compte sur lequel on enregistre les cotisations qui sont les siennes.

Mais c'est pour l'avenir.

C'est pour l'avenir.

D'accord, mais pour ceux qui sont au travail depuis dix, quinze ou vingt ans ?

C'est une réforme qui aurait dû s'imposer depuis des années comme elle s'est imposée dans d'autres pays et que nous devrons conduire un jour ou l'autre. Il y a quelque chose de tout à fait ironique dans la réforme des retraites, c'est que, il y a un an, le Parti socialiste disait qu'il ne fallait pas de réforme des retraites quand le gouvernement Fillon conduisait cette réforme. Elle avait des défauts et des qualités mais enfin, sur le fond, nul n'aurait dû contester la nécessité de faire cette réforme. Aujourd'hui, ils vont devoir faire le contraire de ce qu'ils annonçaient. C'est très pédagogique. Parce que cela veut dire aux yeux des Français qu'il y a quelque chose d'indispensable dans la réforme des retraites, comme dans les grandes réformes que nous avons à bâtir pour que se reconstruise le pays. Nous verrons là qui est responsable. Nous verrons si le gouvernement propose des choses assez fortes et assez justes, et si dans l'opposition il y a des responsables qui disent "nous devons dire notre accord parce que c'est de l'avenir du pays qu'il s'agit".

Vous dites que le débat autour de l'austérité imposée par l'Europe est un faux débat. C'est ce que vous dites ?

Non, je dis que dire que l'austérité est imposée par l'Europe est un faux débat ou une fausse affirmation. Rien n'est imposé par l'Europe, tout est imposé par la situation de la France. C'est très simple, nous ne produisons plus assez pour équilibrer notre consommation. Tandis que les pays qui nous entourent sont au moins à l'équilibre et, pour certains, l'Allemagne en particulier, à l'excédent. Un pays qui ne réussit à produire ce qu'il consomme ou l'équivalent de ce qu'il consomme, c'est un pays qui s'appauvrit tous les ans. Ne vous étonnez donc pas de voir le pouvoir d'achat des Français baisser pour chaque famille, pour chacun de ceux qui nous écoutent, tous les ans. Donc, le grand enjeu de retrouver notre capacité, c'est cela le sujet principal de la politique française aujourd'hui.

Sur ce qui s'est passé au Trocadéro, est-ce que Manuel Valls à vos yeux a failli ?

En tout cas, il a une part de responsabilité. En tout cas, les services dont il est le chef ont une part de responsabilité.

Est-ce qu'il doit sanctionner le préfet de police de Paris ?

C'est à lui de voir mais, pour moi, il y a au moins deux choses à identifier. La première, c'est le renseignement. Nous avons en France, depuis longtemps, une organisation qui donne des renseignements aux pouvoirs publics sur ce qui se prépare, qui se trame, qui menace l'État. On appelait ça les renseignements généraux pendant longtemps, on appelle ça aujourd'hui le renseignement intérieur. Ce n'est peut-être pas organisé comme il faut. Il est impensable que les bandes de casseurs qui sont venus en transport en commun, c'est-à-dire repérables, identifiables dans les transports en commun de banlieue, n'aient pas été précisément ciblées pour que l'on puisse lutter ou prévenir à l'avance les débordements. Donc, premier point : le renseignement. Est apparue là clairement une faiblesse du renseignement intérieur. Il y a un deuxième sujet qui est : pourquoi a-t-on accepté que la manifestation ait lieu à cet endroit, c'est-à-dire un endroit ouvert et dans lequel il y avait des échafaudages qui permettaient de donner des armes aux casseurs ?

Il y a donc des responsables ? J'ai l'impression qu'il n'y a aucun responsable dans cette affaire.

C'est pire, tout le monde se renvoie la responsabilité. Bien sûr, il y a une responsabilité des pouvoirs publics et ils doivent prendre cette responsabilité au sérieux pour voir ce qui n'a pas marché dans ce système.

Le ministre de l'Intérieur a-t-il été insuffisant ?

En tout cas, l'organisation de la sécurité publique, sous la responsabilité du ministère de l'Intérieur, a été insuffisante. Mais le club aussi. Il y a normalement une espèce d'autodiscipline, un service d'ordre et de sécurité du club qui a été insuffisant aussi. Tout cela n'a pas marché, et au lieu de se renvoyer la responsabilité, que l'on étudie précisément les raisons pour lesquelles ça n'a pas marché et que l'on y porte remède. Parce que, évidemment, il y a là quelque chose qui donne de la France une mauvaise image pour elle-même, pour les Français qui, ébahis, découvrent sur votre écran ce qu'il se passe, et pour l'extérieur.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 10:27

"Nous avons des institutions qui sont vicieuses et viciées", a dénoncé François Bayrou, mercredi sur France Inter, à la veille de la sortie de son nouveau livre, intitulé De la vérité en politique (Plon). Pour le leader centriste, la vérité ne pourra "se faire entendre" que par le pluralisme.

France Inter - Vous publiez chez Plon De la vérité en politique, nouveau livre de combat. Pour vous, le mensonge gouverne depuis trop longtemps. C'est lui qui a conduit la France à la catastrophe. Vous parlez d'un crash au ralenti. Vous expliquez que la vérité dite au peuple est la clé de tout redressement. Mais quelle vérité ? Il n'y aurait qu'une seule vérité sur l'état du pays ?
François Bayrou - Il n'y a qu'une seule vérité des faits. D'ailleurs tous les Français sont en train de la découvrir aujourd'hui. Songez à ce qu'on avait assuré aux Français il y a dix mois à peine... Que nous allions retrouver la croissance, qu'elle serait pour 2012 de 0,8 pour cent, presque de 2 pour cent pour 2013. C'était l'assurance de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Aujourd'hui, en cascade, tombent sur les Français les nouvelles les plus inquiétantes, qui sont le dévoilement de la réalité. C'est-à-dire, que de croissance il n'y aura pas. Si on atteint 0 pour cent cette année, nous en serons satisfait. Deuxièmement, les 3 pour cent de déficit, qu'on nous promettait comme un horizon assuré pour 2013, évidemment seront dépassés. Et même très largement dépassés, puisque dès hier le Président de la République a dit 3,7 pour cent. Et nous ne sommes qu'au début du mois de mars ! Les retraites, on est en train de découvrir qu'elles ne sont pas financées. Les mêmes qui disaient que la réforme des retraites était scandaleuse, disent qu'il va falloir aujourd'hui s'y attaquer vraiment et peut-être allonger la durée de cotisation. Tout cela, c'est le dévoilement de la réalité ! C'est parce qu'on a raconté ces histoires et entretenu ces illusions auprès des Français, qu'on a été incapables de prendre conscience de la nécessité des réformes. C'est cela, depuis vingt ans, qui fait la catastrophe du pays.

Oui, parce que votre constat est plutôt du genre catastrophiste... Tissu national effiloché, effondrement, Islam vécu comme une agression, école impuissante, quartiers entiers dans une insécurité quotidienne, … Je le disais tout à l'heure, vous parlez d'un crash au ralenti pour la France. La situation est si grave ?
Si ceux qui sont en train de nous écouter, qui sont de l'autre côté de leur récepteur, si ceux-là votaient, ils vous diraient que c'est exactement ça la situation que nous vivons pour nos familles. Tout ceci n'est pas de l'économie abstraite, des pourcentages et des chiffres. Ce sont les enfants qui n'ont pas de travail, les parents qui souvent n'en trouvent pas. Le regard des enfants sur les parents, et le regard des parents sur les enfants, est dramatique dans ces circonstances là. Qui perd son travail a vraiment beaucoup de difficultés à en retrouver. Pôle emploi, ce sont des files d'attente et des rendez-vous mais on ne vous donne pas de travail à Pôle Emploi. Tout cela, c’est en effet une décomposition du tissu de la Nation. Pour cela il faut ouvrir une perspective. Il n’y a à mon avis qu’une seule politique pour s’en sortir, je le dis et ce sera discuté, qui est la politique de soutien déterminé, volontaire, fédérateur à tout ce qui est entreprise, création, recherche, production, qui pour l'instant est abandonné.

"LE CRÉDIT D'IMPÔT NE MARCHE PAS, C'EST UNE USINE À GAZ"

Vous disiez déjà cela pendant la campagne présidentielle. Est-ce si éloigné de ce que tente de faire aujourd‘hui le gouvernement ?
C'est très éloigné parce que cela n'apparaît pas clairement. Il y a comme un brouillage autour de l'action gouvernementale. J'ai salué la conférence de presse de François Hollande en novembre parce que les intentions qu’ils décrivaient étaient à mes yeux justes. Ce qu'il appelle, après tous les économistes, la politique de l'offre, c’est-à-dire que l’on va soutenir ceux qui créent, ceux qui ont à offrir des produits, des services, de la recherche, depuis l’agriculture jusqu’au numérique en passant par l’industrie.

D’où le crédit impôt compétitivité de vingt milliards aux entreprises ?
Cela ne marche pas du tout ! C’est une usine à gaz, c'est trop compliqué. Est-ce que vous croyez qu’un chef d'une entreprise artisanale ou d’une petite entreprise de commerce va embaucher en 2013 avec l’espoir ou la perspective qu’on lui rende 5 pour cent de sa masse salariale en 2014 ? Ce n’est pas de cette manière que marche une entreprise. Elle a besoin de sécurité, de concret, elle a besoin qu'on arrête de lui mettre des bâtons dans les roues et qu'on l'aide à agir. Cette aide et ce soutien à ceux qui créent, pour moi, cela devrait être la politique fédératrice : c’est au nom de cela que devrait s’organiser l’action du pays.

Vous aviez salué la déclaration de François Hollande en novembre, est-ce que vous saluez ses propos hier à Dijon où il a appelé à des choix « courageux » pour sauver l’avenir des retraites. Ce mot a frappé, n’y a-t-il pas un changement de discours, de cap ? Ou en tout cas, une façon de communiquer au pays qui est différente ?
Vous savez que je pense depuis longtemps que le changement de cap est une obligation et qu’il va donner le nouveau paysage du pays. Je crois d’ailleurs que cela va entrainer à gauche des remises en question assez fondamentales et que je trouve justifiées. Ces propos seraient plus forts si pendant les mois où nous avons discuté de la réforme des retraites, le Parti Socialiste n'avait pas nié la nécessité de cette réforme. Vous voyez bien que la vie politique dans laquelle nous sommes enfermés, bipolarisée, les uns tous pour, les autres tous contre, nous empêche de faire des réformes. Ceux qui sont dans l’opposition prétendent que c’est de la faute des gouvernants et personne n’accepte de regarder en face la nécessité commune que nous avons, de quelque bord que nous soyons, de rebâtir le pays.

"NOS INSTITUTIONS SONT VICIEUSES ET VICIÉES"

Il y a une majorité de Français qui partage cette conviction, cette politique que vous venez de définir, écrivez-vous dans votre livre. Mais il n’y a pas de majorité politique pour la soutenir. Cela signifie-t-il que vous appelez et espérez une recomposition ?
Nous avons des institutions qui sont vicieuses et viciées. Pourquoi est-ce que l'on ment en France depuis vingt ans et que dans les pays qui nous entourent on a pu faire les réformes ? Il y a une cause à cela, ce n'est pas seulement la lâcheté des hommes politiques. Nos institutions sont organisées d’une manière que tout le monde a sous les yeux qui est que, à chaque élection présidentielle, c'est tout ou rien. Vous avez tout le pouvoir et derrière vous gagnez les législatives. Ceux qui ne sont pas avec vous n’ont rien. S’ils sont minoritaires, même avec des scores importants, ils disparaissent de la représentation. C’est le cas de l’extrême-gauche, de l’extrême-droite et du centre. C’est ainsi que le pluralisme n'a pas droit de cité, donc la vérité ne peut pas se faire entendre. Le tout ou rien de nos institutions fait que nous nous trouvons devant cette surenchère démagogique. Les plus grands démagogues gagnent à chaque élection et après le pays se réveille stupéfait : on lui a menti et il ne sait pas quoi faire.

En attendant ce changement d’institutions, espérez-vous une recomposition politique, qui vous permettrait d’une façon ou d’une autre de participer aux affaires du pays ?
Il ne peut y avoir de recomposition politique que s’il y a affirmation claire de la politique nouvelle qu’il convient de suivre. Je ne suis pas adepte des manœuvres et des recompositions politiciennes. Je n'y ai jamais participé, j'ai même assez souvent refusé d'entrer au gouvernement comme vous le savez car je ne me reconnaissais pas dans l'action gouvernementale. Je pense nécessaire, indispensable, que nous ayons l’affirmation de la politique d’urgence dont le pays a besoin pour que cette incroyable décomposition trouve son terme. Et pour que, en se relevant les manches et en bossant comme l’on doit bosser, tout le monde considère que l’on se remet en route vers une reconstruction.

"L'ÉTAT EST DEVENU AUTOBLOQUANT"

La vérité en politique, c’est un sillon qui a été creusé par d’autres que vous. Je voudrais vous citer le début d’un livre signé par un homme politique, il y a plus de dix ans, peut-être allez-vous le reconnaître. "Je refuse cette fatalité du déclin. Les solutions sont là à portée de main. Il faut certes du courage, de la ténacité pour les mettre en œuvre, mais cela exige surtout de l’honnêteté. Mendès-France l’avait dit déjà dans les années 1960, la France peut supporter la vérité." Qui a écrit cela ?
François Fillon. La France peut supporter la vérité, c'est exactement cela. Il y a un grand courant, dont je donne quelques portraits dans le livre, qui traverse la vie politique française. Ce courant veut appuyer le changement du pays, les réformes nécessaires et la reconstruction du pays sur la vérité dite aux citoyens. Malheureusement il arrive assez souvent qu'on l’annonce avant et qu'on ne le fasse pas après. François Fillon s'est indiscutablement inscrit, à un moment, dans ce courant. Encore aujourd'hui je crois que c'est le fond de ce qu'il pense. Mais vous vous souvenez qu’en 2007 il a provoqué un grand scandale auprès de Nicolas Sarkozy parce qu’il a dit "Je suis à la tête d'un Etat en faillite". Le mot "faillite" qui était destiné à secouer l'opinion a provoqué un très gros scandale. Il était dans cette ligne-là. Alain Juppé en décembre 1995 était aussi sur cette ligne-là, Michel Sapin il y a quelques semaines a dit exactement la même chose. Vous voyez qu’il y a un grand courant, le problème c’est qu’il ne peut pas se rassembler pour soutenir la politique nécessaire au pays. C’est cette question institutionnelle qui permettra le redressement le pays.

La vérité des faits, la vérité du constat, la vérité du diagnostic, nous pouvons nous entendre là-dessus. Mais cela n’implique pas forcément un accord sur les solutions. Or le pays attend surtout des solutions pour s’en sortir.
Je peux me tromper, mais à mes yeux, il n'y a aujourd’hui qu'une construction de solutions à proposer.

"There is no alternative", comme disait Mme Thatcher ?
Je pense que si cette phrase n’était pas vraie à l’époque de Mme Thatcher, en Grande-Bretagne, elle l’est aujourd’hui. C'est une certitude à partir du moment où nous comprenons qu'un pays endetté comme le nôtre ne peut pas faire autrement que de rembourser sa dette un jour ou l'autre. S’il est obligé de rembourser sa dette, alors il est obligé de rééquilibrer ses comptes et surtout de faire en sorte que cette société produise plus de richesses et d'emplois

Le constat est assez largement partagé, la question est de savoir à quel rythme nous remboursons cette dette et comment nous compensons d’ici-là. Quelle part d’économie sur les recettes de l’Etat ? Quelle part d’impôts supplémentaires ?
Je crois en effet que ce constat est partagé. Ce grand courant réformiste dont la France a besoin, au fond ce sont des gens qui pensent à peu près la même chose. Ils pensent que, cette création de richesses, ce n’est pas l’Etat qui va la faire mais les entreprises, les entrepreneurs, les créateurs, les chercheurs, les inventeurs, les innovateurs et que ce sont ceux-là qu’il faut aider. Ils pensent qu’il y a dans la société française des réserves formidables de créativité mais qu’elles sont ligotées par un Etat devenu autobloquant et par une multiplication de bâtons dans les roues. Le plus petit artisan français vérifie chaque jour les difficultés qui sont les siennes. Quelle que soit l’étiquette au pouvoir, nous devons prendre conscience de la nécessité de soutenir ceux qui sont en première ligne.

"LA QUESTION, C'EST LA VIE DES CHERCHEURS ET DES ENTREPRISES"

Prenons un exemple typique d’une vérité. Nos comptes sociaux sont en mauvais état –vous le soulignez dans le livre – et les prestations sociales ne pourront pas rester au même niveau. Je crois me souvenir que vous êtes contre le plafonnement, la fiscalisation ou la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, comme vous étiez contre la modulation du quotient familial. Michel Sapin, avec le même diagnostic que vous, comme Bruno Lemaire, ont une position différente.
Nous allons voir s'ils le font, nous pourrons discuter de ce sujet. Je veux simplement dire que la politique familiale du pays a été construite sur cette idée, depuis la guerre, que l'on essayait d'équilibrer autant que possible une fraction de ce que représente pour une famille l’investissement dans une famille nombreuse. Cela a donné les résultats formidables en Europe et du point de vue de la démographie française.

Pensez-vous que c’est encore le cas aujourd’hui ? Les études disent le contraire, elles disent que les Français ne font pas des enfants pour toucher des allocations.
Bien sûr que les familles ne font pas d’enfants pour avoir des allocations. Il demeure que essayer de soutenir ceux qui font l'effort considérable et conséquent de mettre au monde et d'élever des enfants n'est pas le plus mauvais usage que nous puissions faire des contributions sociales. Il s’agit bien des contributions sociales et familiales et non du budget de l'Etat dans cette affaire. Bien entendu, il faut avoir le souci de la gestion, il y a des gaspillages et tout le monde le sait. Il faut refaire un Etat efficace et pas autobloquant comme je le dis. Mais la question principale est de savoir comment nous cultivons, de la même façon que nous cultivons des plantes, la vie des entreprises et la vie des chercheurs. Ce sont eux qui vont faire que notre pays va créer des emplois et des richesses. Notre modèle de services publics et notre modèle social de solidarité sont insoutenables si nous n'avons pas l'économie qui permet de les faire vivre.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:25

Après « Abus de pouvoir » en 2009 et « 2012 état d urgence » l’an dernier, François Bayrou continue de porter le fer sur les causes du mal français en publiant un essai intitulé « De la vérité en politique » aux Editions Plon.

A priori, un tel titre évoque un appel philosophique à la vertu, à une posture morale, à l’exigence d’éthique en politique, bref on pourrait s’attendre à un texte barbant et moralisateur, ou encore à une expression de langue de bois de la part d’un politique. Pourtant non, rien de tel. Avec un style enlevé et cash, loin de la langue de bois, et cependant d’une grande qualité littéraire, François Bayrou s’adresse aux citoyens d’une manière simple, démonstrative et pédagogique, sans faux-semblant, pour les convaincre que derrière les symptômes de nos crises, allant chercher la véritable cause de nos maux qui nous rongent, la vérité, dite au peuple et partagée avec lui, est la clé du redressement.

Ce livre n’est pas non plus comme l’ont parfois titrés certains articles une occasion pour François Bayrou de rebondir après ses défaites électorales, drapé de l’habit du sage affirmant ses vérités avec orgueil en démontrant qu’il avait raison contre tous (même si cela est vrai). Comme le dit le politologue Thomas Guénolé dans cet article à propos de François Bayrou : « Ce n'est pas du tout un homme politique efficace quand il est à la conquête du pouvoir mais on voit bien qu'il a un vrai talent pour comprendre la société. On ne comprend pas souvent la stratégie de François Bayrou. Mais elle devient parfaitement compréhensible quand on accepte que pour lui, il est plus important d'agir en cohérence avec ses valeurs et ses idées que de faire un grand score. Il y a une cohérence à incarner en politique une force de proposition qui ne se préoccupe pas d'électoralisme. Il y a une dimension de sacrifice volontaire dans la mystique de François Bayrou tel qu'il considère l'engagement politique. »

Ainsi François Bayrou tient son cap Quitte à déranger, il faut dire la vérité». Et de citer son ami Jean Peyrelevade: « Dire la vérité, en politique, n'est pas le meilleur moyen de gagner. Mais, corrige-t-il, si on ne dit pas la vérité, on ne peut pas gouverner. »

Seule la vérité dite au peuple et partagée avec lui, est la clé de tout redressement du pays.

François Bayrou ne parle pas d’une vérité d’opinion, qui est relative, mais bien de la vérité des faits, de la vérité des chiffres, ainsi que d’une analyse sans concession des vraies causes. On peut en effet pointer des faits réels, un tableau sombre du déclin économique et social du pays, tout en pointant de fausses causes, par exemple en désignant des coupables extérieurs : La Chine, l’Allemagne, la mondialisation, l’Europe ou l’euro, la finance internationale, les banques, les riches,… Evitant ainsi de regarder nos propres faiblesses, en éludant les causes internes à notre pays. Constatant que d’autres pays d’Europe, tels que l’Allemagne, l’Autriche, les pays nordiques, certains partageant la même monnaie que nous et de même niveau de vie que nous, avec un coût du travail identique, s’en sortent beaucoup mieux que nous avec de meilleurs chiffres de croissance et d’emplois, de qualité de l’éducation, d’innovation et recherche. C’est bien que nous avons des faiblesses à corriger. Si nous n’arrivons plus à joindre des deux bouts, à créer suffisamment d’emplois, à financer notre modèle social, à rembourser notre dette, c’est parce que nous ne produisons plus assez sur notre sol et n’exportons plus assez (chute drastique des exportations depuis 2003 alors que les importations se sont maintenues), car notre compétitivité est mise à mal et que nous n’avons plus de stratégie industrielle globale, que nous avons fait de mauvais choix de positionnement de certains nos produits. Et ce n’est pas faute de compétence et de potentiel, notamment dans des domaines d’excellence technologique comme l’aéronautique, ou encore dans l’agriculture et le luxe.

La politique française a été corrompue depuis des années par les mensonges et les illusions, les fausses promesses et les divisions artificielles.

Il n’y a qu’une seule vérité des faits. Et d’ailleurs, les Français sont en train de le découvrir aujourd’hui. Songez à ce qu’on avait annoncé aux Français il y a dix mois à peine. On allait retrouver la croissance (…) c’était l’assurance et de Nicolas Sarkozy et de François Hollande et aujourd’hui tombent en cascade les nouvelles les plus inquiétantes qui sont le dévoilement de la vérité. (…) C’est parce qu’on a entretenu ces illusions auprès des Français qu’on a été incapables de prendre conscience de la nécessité des réformes"

Nicolas Sarkozy comme François Hollande savaient très bien qu’ils faisaient l’un et l’autre de fausses promesses, que leurs hypothèses de croissance étaient fausses alors qu’elles conditionnaient le chiffrage de leur programme. François Hollande avait même confié à des proches « On ne conduit pas un enfant chez le dentiste en commençant par lui dire qu’il va avoir mal » (Voir article intitulé "Déni(s) de réalité", par Laurent Neumann, dans le Marianne n°795 du 13-20 juillet 2012 page 6). C’était entretenir volontairement l’illusion pour gagner l’élection, quitte à s’exposer ensuite à des désillusions une fois l’élection passée, à la déception des Français face aux promesses non tenues, donc à une perte de confiance des citoyens, aboutissant à la désertion des urnes et à l’impuissance du gouvernement. Nous y sommes. Avec Nicolas Sarkozy s’ajoutait à l’illusion le risque mortel de la division, ce qui a fait basculer François Bayrou dans la décision de voter au second tour pour Hollande : "Un pays peut revenir de ses illusions, il ne revient pas de ses divisions, de ses détestations, de ses haines, lorsqu'elles flambent. Les illusions sont nuisibles, les haines sont mortelles."

Mais plutôt que s’en prendre à ses adversaires en les accusant de tromperie, François Bayrou s’en prend aux institutions: «Elles poussent les hommes politiques à raconter des histoires aux Français car en France, l’enjeu électoral, c’est tout ou rien». Les institutions politiques françaises y sont présentées comme « vicieuses » et « viciées », incitant à entretenir des mensonges d’Etat, un contrat d’illusion avec les Français, en les infantilisant.

Avec un « pluralisme » qui « n'a pas droit de cité », « la vérité ne peut se faire entendre. ». C’est pour cela que la France, aujourd’hui, se trouve dans le mur.

Selon François Bayrou, le scrutin majoritaire, unique en Europe (hormis au Royaume Uni) où les courants politiques sont représentés à proportion de leurs voix, est notamment responsable de cette perversion. Car le scrutin majoritaire induit la bipolarité politique, laissant de côté les courants minoritaires, évince de fait de la représentation parlementaire 40% des citoyens (Front National + Front de Gauche+Modem). Il élude le débat, empêche les expressions nuancées et contradictoires, il évite la salutaire concertation en vue de trouver une position majoritaire réellement représentative. Ce sont pourtant souvent des partis minoritaires qui en démocratie ont le droit de se faire entendre et peuvent même faire basculer une majorité avec parfois quelque 10% des voix et qui justement obligent au débat public, participant ainsi à la conscience citoyenne. Evidemment c’est bien moins confortable pour les deux premiers partis majoritaires qui se trouvent obligés à faire des concessions, qui voient leur pouvoir mis à mal par un petit.

Mais comment faire voter une telle réforme institutionnelle par une majorité de parlementaires (3/5ème) actuellement élus grâce à ce mode de scrutin vicié ? Comme du reste le cumul des mandats, dont presque 80% bénéficient actuellement ? Evidemment à moins d’une abnégation exemplaire de la part des élus renonçant à leurs privilèges, cela ne peut se faire. Pourtant, les citoyens y sont favorables. C’est pourquoi François Bayrou prônait un référendum pour y arriver.

Retrouver l’approche coopérative, avec l’adhésion des citoyens conscients et responsables

Derrière ce constat apparaît notre difficulté à faire coexister la compétition et la coopération. Cela s’applique en politique comme en économie. L’économie libérale qui a du mal à faire coexister le marché en concurrence et l’alliance dans une entente coopérative des acteurs vers le bien commun, pour l’intérêt général de la communauté. De même l’Europe, qui devrait donner force à l’ensemble des pays de la communauté, a du mal à concilier la concurrence et l’approche coopérative, que ce soit entre pays ou entre sociétés de ces pays. En politique, c'est la même chose : il y a concurrence des partis pour le pouvoir, qui doivent se montrer le meilleur pour obtenir le marché en captant le maximum de voix. Alors que le but affiché doit être le bien du pays, ils ont beaucoup de mal à s'entendre ensemble pour le bien du pays, à moins d'être en temps de guerre, d'y être obligés par une question de vie ou de mort. Pour y arriver, il faut arriver à une certaine maturité, dépasser la vision à courte vue des intérêts particuliers à court terme. Cela passe par l’adhésion à un projet commun, à des objectifs communs, et pour obtenir l’adhésion et la confiance, il est nécessaire que chaque citoyen en prenne conscience, s’approprie la réalité des faits, l’information juste et la capacité de jugement, et qu’il s’en sente responsable. C’est la base de la démocratie selon Marc Sangnier, souvent cité par François Bayrou comme « l’organisation sociale qui porte à son maximum la conscience et la responsabilité des citoyens ».

La responsabilité de vérité, de réalité des faits, incombe aussi aux médias

La vérité des faits et de l’analyse des causes doit être portée non seulement par les politiques grâce à une exigence citoyenne, par la sanction des bonimenteurs, mais aussi exigée par la presse et les médias, et soutenues par la Toile, par le formidable réseau des internautes en quête de vérité, traquant les mensonges pour les dévoiler publiquement. J’en avais fait dans cet article le thème de mes vœux fin 2010 :

[Ce que je souhaite avant tout pour 2011, de la part du gouvernement, des personnalités politiques, de la presse et des médias, c’est LA VERITE.
Comme le disait la philosophe Hannah Arendt, « l’exigence de vérité est en elle-même une œuvre d’action politique ». Souhaitons que la presse œuvre pour l’exigence de vérité, par sa curiosité et son investigation, qu'elle ait une action pédagogique dans l’analyse comparée des faits, des opinions, des expériences des autres pays.
Aujourd’hui, la presse relaie des informations déjà pré mâchées, des dépêches et des annonces, rapidement, l’une succédant à l’autre et faisant oublier la précédente, une information plus ou moins copiée sur l’autre. Peu de temps pour l’analyse, peu de temps pour la réflexion, pour la recherche des causes et l’évaluation des conséquences, peu de motivation pour la critique et la comparaison des vérités. Or la première tâche des journalistes est de fournir de l’information sur des faits justes et pas seulement l’information délivrée par les canaux officiels.
Les journalistes ont une responsabilité immense dans l’équilibre de la démocratie, l’information et la formation du peuple, dans la formation de sa conscience et de sa responsabilité, du discernement et de son sens critique, comme dans la gestion de sa déprime et dans la confiance de la société en elle-même et dans la politique. La manière dont ils couvrent les faits, en rendent compte ou au contraire les occultent, oriente le sentiment général de défiance ou de confiance, de confusion ou de clarté, de mensonge ou de vérité, de malaise ou d’harmonie. ]

 

Pour résumer la réflexion de François Bayrou et son argumentation sur l’enchaînement des causes :« La vérité est le chemin vers le redressement : la vérité mène à la confiance, la confiance mène à la volonté, la volonté mène à la création, la création mène à la production, donc à nos emplois et au financement de notre modèle social ».

En cela François Bayrou me rappelle Maître Yoda (Star Wars) s’adressant à Anakin Skywalker son élève Jedi : « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance ».

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 10:43

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 00:01

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Naissance de l’Union citoyenne de Louviers

L’association tiendra sa 1ère réunion publique avec les habitants

Mercredi 28 novembre 2012 à 18h30

Thème : « Lien social et démocratie locale »

Salle du Clos Morlet (Le Hamelet), rue Alexandre Dumas à Louviers

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 01:01

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 01:01

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