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Gaëtan BAZIRE
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Élu de Louviers en charge des personnes en situation

de handicap, membre du C.C.A.S, du S.I.C.L.E,

du Conseil des aînés, du Conseil de la vie sociale, ...

 

Twitter :  

@GaetanBazire

@UnioncitoyenneL

Facebook : 

Union citoyenne de Louviers

Louviers Alternative

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bazireofficiel

 

 

14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:01

Début d'une opération de diagnostic de 84 sites à risque à Paris et en banlieue.

 

Une opération de "diagnostic radium*" vient de débuter en Ile-de-France et à Paris. Des interventions conduites sur trois ans sous la responsabilité du préfet de région: les pouvoirs publics cherchent des traces résiduelles du métal radioactif. En Ile-de-France, 84 sites ont été repérés comme ayant été des lieux d’utilisation du radium, dont 58 à Paris. Ces sites peuvent être d’anciennes pharmacies, d’anciens cabinets médicaux, des ateliers artisanaux.

 

Découvert par Pierre et Marie Curie (1898), le radium a été utilisé dans certaines activités médicales, tels les premiers traitements du cancer, ou industrielles: ateliers d’horlogerie (le radium a des propriétés luminescentes pour les cadrans), fabrication de paratonnerres ou fabrication de produits cosmétiques. Ces activités, qui ne relèvent pas de l’industrie nucléaire, ont pu laisser – entre 1910 et 1940 – des traces de radium sur certains sites. "Plus insolite, le radium étant un produit cher, on l’a thésaurisé comme des pièces d’or, si bien qu’on peut en retrouver trace dans d’anciennes études de notaire", souligne Jacky Bonnemains, président de l’association Robin des Bois.

 

"C’est une démarche de prévention visant à lever les doutes. Sur ces sites, les quantités sont très faibles. Nous faisons jouer le principe de précaution", explique Bernard Doroszczuk, délégué territorial pour Paris de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), chargé du pilotage opérationnel. Ce radium se trouve sous forme de poussières dans les escaliers, les planchers, les combles, les
caves.

 

L’opération est gratuite. Une équipe de deux spécialistes de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, fait avec des instruments de mesure un diagnostic d’une durée d’une journée et demie pour un immeuble. En cas de détection de traces de pollution, en accord avec les propriétaires, des opérations de réhabilitation sont réalisées gratuitement par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). "Nous cherchons d’abord à convaincre les habitants de faire ce diagnostic pour lever le doute. Il nous faut leur autorisation", ajoute Bernard Doroszczuk. Les recherches doivent s’effectuer sur tout l’immeuble car on ignore le lieu exact de l’utilisation du radium.

 

Des adresses à contrôler dans les 7e, 8e, et 9e

 

La liste de ces 84 adresses est confidentielle. Elles ont été retrouvées d’après les anciens bordereaux de livraison des entreprises fabricant du radium, les almanachs, la presse. "Comme ces lieux ne sont pas forcément pollués, rendre publiques ces adresses porterait préjudice aux propriétaires", dit encore Bernard Doroszczuk.

 

L’association Robin des Bois n’est pas d’accord: elle publie sur son site (robindesbois.org) 35 adresses parisiennes, beaucoup dans les 7e, 8e et 9e arrondissements. "Il s’agit d’une question de santé publique. Il est donc normal que l’information soit diffusée même s’il s’agit d’une pollution des quartiers riches", objecte Jacky Bonnemains. Mais, selon Bernard Doroszczuk, "beaucoup de ces 35 adresses ont été visitées au début des années 2000. Les contrôles n’ont pas mis en évidence de pollution. Mais nous ferons des contrôles complets pour lever tout doute". Jacky Bonnemains répond que "ces visites sont sujettes à caution car elles ont été partielles ou non réalisées parce que les propriétaires n’ont pas donné leur autorisation d’accès. Il faut, en effet, lever le doute". Selon lui, sur ces 84 adresses, une moitié d’entre elles pourraient être contaminées: "Ce sont nos retours d’expérience de 1996-2000."

 

Chaque mois, trois adresses vont faire l’objet de diagnostic en commençant par un immeuble dans le 3e arrondissement à Paris, un site artisanal dans les Hauts-de-Seine, un pavillon dans le Val-de-Marne. "Opération salutaire", selon Jacky Bonnemains, qui regrette toutefois que l’époque du radium, préhistoire du nucléaire, soit historiquement si mal connue: toute mémoire est effacée. "Une mémoire fidèle et précise en matière nucléaire est le gage d’une plus grande sûreté et d’une meilleure santé publiques."

 

Numéro Vert: 0 800 610 520

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Published by Génération Ecologie Normandie - dans GE National
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