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Gaëtan BAZIRE
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Élu de Louviers en charge des personnes en situation

de handicap, membre du C.C.A.S, du S.I.C.L.E,

du Conseil des aînés, du Conseil de la vie sociale, ...

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 10:50

Dans un rapport publié ce lundi Greenpeace met en doute la sécurité des EPR, comme ici celui de Flamanville actuellement en construction. afp.com/Kenzo Tribouillard

Greenpeace publie ce lundi un rapport mettant en cause l'insuffisance des systèmes de sécurité des EPR. Pour Eric Besson, ministre de l'industrie, "le réacteur EPR sera le plus sûr au monde".

Greenpeace et le gouvernement ne sont pas sur la même longueur d'onde. L'organisation écologiste a réaffirmé ce lundi matin, à travers un nouveau rapport, son opposition aux projets d'EPR, invoquant notamment des failles dans le système d'alimentation électrique des installations. Réponse d'Eric Besson, ministre de l'Industrie, au micro de France Inter: "Le réacteur EPR sera le plus sûr au monde".

Pour Greenpeace, les mesures de sécurité sont insuffisantes dans le projet d'EPR. "Il n'y a pas vraiment d'évolution entre les réacteurs de 2e génération et l'EPR (3e génération). En matière de sécurité, l'EPR est au mieux équivalent, voire inférieur", tranche Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France, contacté par LEXPRESS.fr.

Dans ce rapport, publié par Greenpeace et qui s'appuie sur les recherches du professeur autrichien Helmut Hirsch, expert des questions de sûreté nucléaire, les mesures pour pallier un défaut d'approvisionnement électrique des centrales sont insuffisantes. Deux systèmes de générateurs électrogènes sont prévus en cas de panne électrique. Si le premier réagit automatiquement en cas d'avarie, le deuxième doit être activé manuellement.

"Les concepteurs de l'EPR parient sur une utilité des alimentations de secours pendant 24 heures, explique Yannick Rousselet. C'est-à-dire, qu'en cas de problème, on a une journée pour trouver une solution de remplacement. Or à Fukushima, où le tsunami et le tremblement de terre ont coupé l'alimentation électrique de la centrale, il a fallu 11 jours aux Japonais pour trouver une solution."

Un risque comparable à celui de Fukushima?

Eric Besson n'accorde aucun crédit à ce document et tacle l'organisation écologiste: "Greenpeace a dit tellement de bêtises sur ce sujet depuis tellement longtemps..." Pour Yannick Rousselet, le ministre se situe dans un "déni du drame de Fukushima". "C'est très présomptueux de penser que ce genre d'incident ne peut pas arriver en France", ajoute le membre de Greenpeace.

On peut imaginer des scénarios pires que Fukushima, un acte de malveillance par exemple

"On peut imaginer des scénarios pires que celui qu'a connu le Japon, explique le chargé de campagne de l'ONG. On peut imaginer un acte de malveillance par exemple. Une simple tempête qui endommagerait des pilones électriques et couperait des lignes à haute tension, pourrait empêcher l'alimentation électrique d'une centrale EPR."

Les risques sont trop importants pour Greenpeace. L'organisation souhaite un abandon pur et simple des chantiers d'EPR. "L'EPR n'est pas une nécessité nationale. Le projet était à la base destiné à l'exportation", souligne Yannick Rousselet. Ce dernier préconise une politique audacieuse autour des énergies renouvelables pour remplacer progressivement le nucléaire. "Il ne faut pas mettre la clé sous la porte dès demain. On peut espérer une sortie complète du nucléaire dans une vingtaine d'année". Mais la décision reste entre les mains des politiques.

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Published by Génération Ecologie Normandie - dans GE National
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