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Gaëtan BAZIRE
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Élu de Louviers en charge des personnes en situation

de handicap, membre du C.C.A.S, du S.I.C.L.E,

du Conseil des aînés, du Conseil de la vie sociale, ...

 

Twitter :  

@GaetanBazire

@UnioncitoyenneL

Facebook : 

Union citoyenne de Louviers

Louviers Alternative

Instagram : 

bazireofficiel

 

 

2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 00:02

À la fin des années quatre-vingt, la peur du Sida avait favorisé la prévention et entraîné une baisse des infections sexuellement transmissibles. Avec l’arrivée des trithérapies, cette peur ne marque plus autant les esprits. Un relâchement de la prévention est constaté dans l’ensemble de la population et particulièrement auprès des jeunes qui font partie de la génération ayant grandi avec les trithérapies. Or les réseaux de surveillance épidémiologique notent une recrudescence de ces infections. Une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) révèle que les cas d’hépatite B ont doublé en dix ans. Ce même organisme avance des chiffres préoccupants pour la syphilis, maladie qui avait pratiquement disparu, et qui connaît une recrudescence : 37 cas en 2000 et 329 en 2005. Les infections à chlamydiae sont nombreuses : au moins 5 % des femmes et 3 à 7 % des hommes hébergent ce virus responsable d’une grande partie des infertilités. En constante augmentation également, le virus de l’herpès touche près de 10 millions de Français sous ses différentes formes dont la plus grave, l’herpès oculaire provoquant des cécités concerne 60 000 cas. Sur toutes ces infections sexuellement transmissibles, on constate un manque de sensibilisation et d’information des étudiants.

 

S’agissant du Sida, les étudiants ont certes des réflexes de protection : ils sont 86 % à avoir répondu par l’affirmative à la question posée dans le cadre de l’enquête précitée de: « Vous protégez-vous contre le Sida ? ». Cependant comme le mentionne le commentaire de cette enquête, il est difficile d’interpréter les réponses à cette question dans la mesure où les comportements sont très divers : «Parmi les étudiants qui disent se protéger, on ne peut pas distinguer entre ceux qui estiment avoir des relations sexuelles risquées et qui prennent des précautions et ceux qui n’ont pas de relations sexuelles ou qui estiment que celles-ci sont sans risque ». Par ailleurs, les probabilités de se protéger sont plus fortes chez certains étudiants : les étudiants d’origine non européenne, les étudiants sortant en soirée étudiante ou en discothèque et les étudiants de sexe masculin.

 

38 % des étudiants ont pratiqué un test de dépistage du Sida au moins une fois (Enquête LMDE). Cette proportion est supérieure à celle établie par l’INSEE selon lequel 29,6 % des 18-25 ans se sont fait dépister au moins une fois. Ces chiffres montrent que les étudiants sont un peu plus attentifs que les jeunes de leur âge à cette problématique mais il faut rester vigilant et maintenir l’information chez eux comme dans l’ensemble de la même classe d’âge car, parmi les personnes qui découvrent leur séropositivité, une sur dix a moins de vingt-cinq ans

 

Il faut mener un combat permanent contre le VIH/Sida. L’épidémie continue à progresser chez les gays. L’incidence du VIH dans la population homosexuelle masculine est 200 fois supérieure à celle du reste de la population et ne baisse toujours pas. La prévention telle qu’elle est pratiquée actuellement est insuffisante : les messages de prévention à destination des hommes ayant des relations homosexuelles doivent être diffusés partout où sont ces hommes, c’est-à-dire dans toute la société et concerner l’ensemble des IST. Ces dernières aggravent le risque de transmission du VIH. Il n’est plus acceptable que les campagnes de prévention se limitent au milieu commercial et associatif gay, ni que ces campagnes subissent des tentatives de censure. Ces campagnes doivent être renouvelées tous les ans. Nous devons renforcer le dépistage du VIH et des IST spécifiquement dans la population par le soutien à l’offre de dépistage associative. Il faut une réelle politique d’éducation sexuelle et à la prévention dispensée dans tous les établissements scolaires afin que chaque adolescent soit formé et ne soit pas ignorant quant aux transmissions et risques.

 

Garantir aux séropositifs l’accès aux traitements et à des soins de qualité. L’accès à des traitements et des soins de qualité est à la fois une exigence éthique et une nécessité pour l’éradication de l’épidémie. L’effet des traitements sur la charge virale a en effet pour conséquence de faire baisser les risques de transmission à l’échelle d’une population. Nous proposerons un financement adapté à la prise en charge multidisciplinaire que nécessite le VIH/Sida et pour laquelle la tarification actuelle à l’activité n’est pas adaptée. Nous devons garantir le droit au séjour des étrangers dans le cas de l’inaccessibilité effective des traitements dans leur pays. Nous devons augmenter la contribution de la France au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme afin de tendre vers l’accès universel aux traitements, tel que les membres du G8 s’y sont engagés pour 2010.

Lutter contre la sérophobie. Malgré la progression de l’épidémie et l’arrivée des trithérapies, être séropositif en 2011 reste difficile à vivre.

La volonté de pénaliser la transmission sexuelle du VIH lors d’un rapport consentant doit être dénoncée. 

Vouloir en faire un ultime outil de prévention serait contreproductif en termes de santé publique. Conduire les personnes séropositives à dire leur statut dans une société qui n’est pas prête à l’entendre ne peut qu’aggraver leur angoisse et les inciter à se taire.

 

Développer, avec les associations, des plans intensifs d’information et de formation des personnels administratifs, d’encadrement et de santé tant pour la prise en charge à domicile que dans les institutions et, dans celles-ci, initier la sensibilisation des résidents afin de faire évoluer les mentalités. Les établissements doivent par ailleurs être dotés de moyens suffisants pour généraliser la présence et les consultations de psychologues. Compte tenu de l’évolution des traitements antirétroviraux, les établissements devront être préparés à la prise en charge des résidents séropositifs. 

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Published by L'Avenir Jeune - dans L'avenir Jeune
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