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Gaëtan BAZIRE
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Élu de Louviers en charge des personnes en situation

de handicap, membre du C.C.A.S, du S.I.C.L.E,

du Conseil des aînés, du Conseil de la vie sociale, ...

 

Twitter :  

@GaetanBazire

@UnioncitoyenneL

Facebook : 

Union citoyenne de Louviers

Louviers Alternative

Instagram : 

bazireofficiel

 

 

8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:19

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La Journée mondiale des océans, le 8 juin, suit de peu celle de la mer, ce samedi. Philippe Vallette, Directeur général du centre national de la mer, Nausicaa (Boulogne-sur-Mer) et co-président du Réseau Océan Mondial répond à nos questions.

 

Alors que la Journée mondiale des océans est célèbrée le 8 juin et que la Journée mondiale de la mer se tient ce samedi, nous avons posé 3 questions à Philippe Vallette, Directeur général du centre national de la mer, Nausicaa (Boulogne-sur-Mer), co-président du Réseau Océan Mondial.

 

Si vous aviez, en cette journée mondiale des océans, à faire un souhait, quel serait-il?

Il faut absolument qu'on persévère pour mettre l'océan au centre des préoccupations de la planète. La prise de conscience du service gratuit qu'il rend aux humains -notamment en leur fournissant la moitié de leur oxygène- est réelle mais insuffisante. Le fait que l'implication du simple citoyen peut tout conditionner n'est jamais suffisamment pris en compte dans les stratégies menées. Et pourtant quand on le fait, ça marche. C'est un lobbying citoyen qui, en Australie, à fait prendre conscience et mettre un terme aux pollutions agricoles qui menacées le devenir de la grande barrière de corail.

 

Fort de la participation de 450 organisations dans le monde, Réseau Océan Mondial s'y emploie et touche déjà plus de 300 millions de personnes. C'est une force de frappe considérable. Du coup, cette journée mondiale, initiée au début des années 1990 par le Canada et qui a longtemps vivoté -pendant une dizaine d'années, seuls cinq ou six pays s'y référaient- prend de l'ampleur. Aujourd'hui plus de 70 pays la reprennent à leur compte.

 

A propos de l'expédition Tara Océans, lisez aussi l'interview de son co-directeur, Eric Karsenti.

Dans des circonstances sombres. En France, La Boudeuse a dû interrompre son périple, faute de financements et l'expédition Tara Océans est, elle aussi, à la recherche de subsides -publics et privés...

La période actuelle n'est pas très favorable, c'est vrai. Reste qu'il faut communiquer pour que chacun comprenne ce qui est en jeu et ce qui change si, demain, telle ou telle mission s'interrompt.

 

Et quid de la marée noire qui dans le golfe du Mexique touche la Louisiane?

Si BP a déjà engagé plus d'un milliard de dollars, c'est non seulement parce qu'elle reconnaît sa responsabilité mais aussi parce qu'il y va de son image auprès du grand public.

 

Comment mieux expliquer l'importance de la biodiversité marine?

C'est vrai que, pour Madame Michu, l'expression biodiversité n'est pas très audible, qu'elle tient du gros mot -en tout cas du registre scientifique. Cela dit, il faut lui expliquer clairement, à partir d'exemples concrets, en quoi cette biodiversité est capitale pour résister au séisme du changement climatique. Les opérations que nous menons y contribuent. Comme par exemple, celle autour de "Mr Good Fish" où, pour réduire la pression humaine sur les réserves de pêches non durables, nous mettons le public et les professionnels en capacité de faire des choix informés et responsables lorsqu'ils achètent des produits de la mer. Il est essentiel d'organiser la résistance de l'Océan. Par exemple en replantant des mangroves comme on le fait à Madagascar lorsqu'un élevage de crevettes se crée. La mise en place d'aires marines peut aussi y contribuer.

 

Elles n'ont pas toujours bonne presse... Parce qu'elles sont ressenties comme des espaces administratifs où des scientifiques joueraient à protéger des bestioles! Il faut expliquer qu'elles sont, au contraire, une formidable opportunité pour mettre tout le monde autour de la table et gérer en commun de la ressource. En France, nous avons un territoire exemplaire en la matière. Un véritable "laboratoire", le Parc national de Port-Cros. Alors, bien sûr, on peut discuter sur la proportion que devraient occuper ces aires marines à travers la planète, mais l'essentiel est de bien faire comprendre en quoi elles sont un atout pour demain. Par Richard De Vendeuil

 

"Il faut mettre l'océan au centre des préoccupations de la planète"

 

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Published by Génération Ecologie Normandie - dans GE National
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