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Gaëtan BAZIRE
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Élu de Louviers en charge des personnes en situation

de handicap, membre du C.C.A.S, du S.I.C.L.E,

du Conseil des aînés, du Conseil de la vie sociale, ...

 

Twitter :  

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Union citoyenne de Louviers

Louviers Alternative

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 18:29

Des milliers de cadavres d'abeilles devant des ruches en sous-activité: Julien Orain, apiculteur de Loire-Atlantique, ne décolère pas devant la nouvelle vague de surmortalité qui frappe ses insectes.

"Depuis 15 jours, vers la fin des semis de maïs, un tiers de mes butineuses ont été touchées", explique avec écoeurement le jeune apiculteur qui a alerté la direction des services vétérinaires et porté plainte le 6 juin pour empoisonnement.

Propriétaire d'une soixantaine de ruches aux alentours de Campbon, il estime ses pertes à près de 300.000 abeilles, mais difficile pour lui de compter véritablement car nul ne sait combien de cadavres jonchent les champs alentours.

Alors que la pluie joue à cache-cache avec le soleil dans les champs, il s'efforce de retirer au fur et à mesure les milliers de cadavres d'abeilles devant ses ruches pour éviter l'odeur du pourrissement des corps.

"En ce moment, les journées rallongent, les ruches devraient être en plein développement", explique l'apiculteur qui pratique cette activité depuis 14 ans et a développé un cheptel jeune et performant.

Mais devant certaines ruches, au lieu des allers-retours incessants des abeilles, certaines se traînent, d'autres se font refouler par leurs congénères à l'entrée de la ruche. "Et à l'intérieur, au lieu de s'affairer, les abeilles sont hagardes", commente l'apiculteur.

A ses pieds, des abeilles agonisent, d'autres tremblent bizarrement. Les services vétérinaires sont venus prélever quelques abeilles agonisantes mais Julien ne se fait pas trop d'illusion sur les chances de trouver grâce à elles la source du mal.

"Celles qui arrivent à revenir jusqu'à la ruche sont les moins intoxiquées, et ce sont elles qui servent pour les prélèvements", explique-t-il, amer.

Son regard se porte vers les champs voisins, quelques champs bios mais aussi d'autres à perte de vue où il y a 15 jours le semis du maïs a eu lieu avec un traitement au pesticide Force 1.5 g du groupe Syngenta, dans le collimateur des apiculteurs pour le danger qu'il représenterait pour les abeilles.

Loïc Leray, apiculteur à Puceul (Loire-Atlantique) et président de la Fédération des Apiculteurs de Bretagne et Pays-de-la-Loire, a constaté le même phénomène dans ses ruches le jour des semis de maïs.

"Un quinzaine d'apiculteurs du département ont constaté les mêmes symptômes de dysfonctionnement dans leurs ruches, mais peu ont porté plainte car beaucoup ont baissé les bras", note M. Leray.

Les deux premiers cas d'intoxication révélés début avril en Charente-Maritime et en Vendée étaient dus selon le ministère de l'Agriculture à "de mauvaises pratiques agricoles".

Mais depuis en France les cas se sont multipliés. L'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) a ainsi relevé d'importantes surmortalités "dans les zones de grandes cultures (colza, tournesol, maïs): le grand Ouest, le Sud-Ouest, l'Alsace et le Rhône".

Apiculteurs et associations de défense de l'environnement ont accusé à plusieurs reprises les pesticides d'être en grande partie responsables de la surmortalité des abeilles et réclamé le retrait de produits récemment autorisés comme le Force 1.5 G ou le Cruiser (Syngenta également). Sans résultat pour le moment.

© 2009 AFP

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Published by Génération Ecologie Normandie - dans GE National
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